Classée par l’UNESCO au patrimoine culturel et architectural de l’humanité en 1989, Potosi est devenu le joyau de la Bolivie avec ses innombrables balcons et ses rues étroites témoins de son passé colonial, ainsi que ses 32 églises et monuments des siècles écoulés, vestiges d’un passé glorieux qui a imprimé sa marque dans chaque rues et sur chaque mur. Ces rues qui, peu à peu, s’ouvrent chaque jour davantage au touristes qui se hasardent à découvrir à pied ses ruelles, rencontrant à chaque pas ces vestiges architecturaux qui sont survécus aux années et que nous pouvons encore admirer aujourd’hui.
Lieux à visiter :
Casa Real de Moneda
Cet édifice qui date du XVIII° s. est considéré aujourd’hui comme le musée le plus important de tout le pays. Il abrite dans ses salles une collection de peintures religieuses très importantes parmi lesquelles il convient de souligner celles réalisées par Melchor Pérez de Holguin, un peintre originaire de Potosi et fondateur de l’école de Potosi. Par ailleurs, dans ce musée, on découvre les laminoirs utilisés pour la frappe de la monnaie qui se faisait à Potosi à partir du XVI° s. et d’innombrables pièces frappées , exposées dans ses salles. Celles-ci hébergent également de nombreuses pièces d’art religieux, vestiges de la destruction de plusieurs églises qui existaient à Potosi.
Couvent de Santa Teresa
Cet édifice qui date du XVII° s. fut créé, sous la direction de Mère Josefa de Jésus Maria, par un groupe de religieuses carmélites originaires de La Plata (actuellement la ville de Sucre). Dans son musée on peut observer un paravent en bois qui, à l’époque coloniale, séparait les religieuses du monde extérieur.
Aujourd’hui encore on peut entendre chanter et prier ces religieuses volontairement recluses. Dans une autre partie, il y a une importante collection de peintures religieuses attribuée au célèbre peintre indigène Melchor Pérez de Holguin. On y trouve également de nombreux objets utilisés comme objets de discipline et de pénitence.
L’église et le couvent de San Francisco
Sa première construction date de l’an 1547, ce qui en fait le monastère le plus ancien de Bolivie. Après environ 2 siècles d’existence, il fut jugé trop petit et démoli pour construire à la place un temple beaucoup plus grand au début du XVIII° s., tel que nous pouvons l’observer aujourd’hui. Il est construit en style baroque métis et son autel principal couvert de plaques d’or est aujourd’hui exposé au musée de la Casa Real de Moneda. Dans les couloirs du monastère, on peut voir une série de tableaux relatant la vie de Saint François d’Assise jusqu’à sa mort, ainsi que d’autres tableaux aux motifs religieux mais qui méritent d’être vus.
Une visite à ne pas manquer est celle du mirador sur le toit de l’église, où l’on peut accéder sous la conduite d’un guide et d’où l’on a la meilleure vue sur la ville de Potosi.
Autres églises
L’église de San Lorenzo. Cet édifice présente un portail de style baroque métis daté du XVIII° s., sans doute la meilleure représentation baroque de la ville de Potosi .
L’église de San Bernardo, la Tour de la Compagnie de Jésus, l’église de Belen (actuellement Théâtre Omiste) ; etc …
Les Mines de Potosi
Elles se trouvent sur le Cerro Rico qui domine Potosi. Elles furent découvertes au milieu du XVI° s. et jusqu’au milieu du XVIII° s. comptaient plus de 5000 galeries d’où l’on extrayait le minerai d’argent à grande échelle. C’est grâce à leur existence que Potosi acquit une importance et une croissance plus qu’aucune autre cité au monde à la même époque. Aujourd’hui le filon d’argent pur est tari, mais les mines du Cerro Rico sont toujours exploitées pour un mélange de zinc, de plomb et d’argent par les mineurs travaillant dans des conditions extrêmement pénibles.
Le Salar d’Uyuni
Le Salar d’Uyuni est le désert de sel le plus grand du monde avec une superficie de plus de 10.000 km2., ce qui correspond à une immensité d’une blancheur immaculée.
A titre d’information, c’était dans un passé lointain une vaste mer intérieure, connue sous le nom de « Lago Ballivian » qui comprenait le Salar d’Uyuni, le salar de Coipasa et les lacs Uru Uru et Poopo.
Actuellement on estime le salar d’Uyuni à 64 milliard de tonnes de sel dont on exploite un peu plus de 24000 tonnes. On considère également qu’il y a là le gisement de lithium le plus grand du monde, bien que son extraction soit rendue très difficile à cause de la présence d’eau.
Le lithium est une source d’énergie et remplacera peut-être le pétrole dans le futur dans les voitures électriques.
Dans le salar d’Uyuni, il y a environ 11 couches dont l’épaisseur varie entre 2 et 10 mètres. La croûte superficielle a une épaisseur de 10 mètres. La profondeur du salar est de 120 m. formé de couches superposées de saumure et d’argile lacustre.
Cette saumure contient du lithium, du bore, du potassium, du magnésium, des carbonates (borax) et des sulfates de sodium.
Mais le plus important est le panorama qu’offre ce lieu magique : de toute beauté et simplement inoubliable.
En 2007 il fut proposé comme une des 7 merveilles naturelles du monde et en 2004 il fut catalogué comme une attraction unique au monde pour les particularités qu’il offre.