Elle est considérée comme un des sites les plus importants du pays pour sa richesse archéologique et culturelle. On y relève l’installation de cultures précolombiennes très importantes, parmi lesquelles on remarque la « HORCA » ( le Gibet de l’Inca), l’INTIKALA (le tribunal de l’Inca), la ville de COPACABANA ; KOPAKATY et PASANKALLANI ; KUSIJATA ( le bain de l’Inca) ; SAMPAYA ; etc..
La ville de Copacabana
Située dans la baie du même nom, en un lieu abrité et stratégique, elle fut fondée par les Espagnols pour exercer un contrôle politique et religieux sur toute la région, à savoir la péninsule de Copacabana, les îles du lac Titicaca et aussi des zones plus éloignées mais sous l’influence directe du lac. C’est là que fut construite une des églises les plus importantes de cette époque ; la Basilica Menor de Copacabana qui est le sanctuaire le plus important de la Bolivie et de tout l’espace andin. Elle abrite la Vierge de la Candelaria, une sculpture de la fin du XVI° siècle. A l’intérieur se trouve un autel baroque -métis recouvert de pans d’or et dont l’aspect présente un style renaissance très imposant.
Le Calvaire
C’est une colline qui se trouve à 1 heure de marche de la ville de Copacabana. Sur le chemin se dressent les 14 stations classiques de la passion du Christ. Depuis le sommet on jouit d’une des meilleures vue sur le lac Ttitcaca, surtout en fin d’après-midi au coucher du soleil.
La Horca de l’Inca
Monument préhispanique situé à près de 100 m. au-dessus du niveau du lac Titicaca sur un versant du mont Kesasani. Il compte comme une structure très particulière : deux colonnes ouvragées dans la roche et reliées par une traverse dans sa partie supérieure. A l’époque, les espagnols croyant que ce lieu était dédié à quelque châtiment macabre , ils l’avaient surnommé « le gibet » de l’Inca. On sait à présent avec certitude que cet endroit n’était nullement un gibet ni même inca. Ce lieu servait, à une époque bien antérieure à celle des incas, d’observatoire astronomique pour la détermination des solstices et des équinoxes.
Intikala ( le Tribunal de l’Inca)
Situé à 200 m. de la ville de Copacabana, ce site comprend une série de rochers gigantesques, habilement travaillés. Sur l’un d’entre eux, on peut observer des sièges sculptés dans la roche même. Sur d’autres, des tabourets qui, selon la chronique, servaient d’assise à des idoles aujourd’hui disparues. En fin de compte, ce sont ces vestiges qui motivèrent la dénomination de ce lieu comme « le tribunal de l’Inca ».
Kopacati et Pasankallani
Ce site se trouve à 5 kms de Copacabana chemin à Yunguyo. Au sommet des monts Kopakati et Sirocani on peut distinguer une série de socles sculptés dans la roche qui révèlent l’existence d’antiques sièges ayant appartenu à des temples mentionnés dans le chroniques espagnoles. On peut également voir des restes d e piscines peu profondes reliées entre elles qui font penser qu’elles avaient une relation avec le culte de l’eau si courant dans l’antiquité.
Kusijata ( le bain de l’Inca)
A 2 kms en suivant la route de la côte du lac Titicaca on tombe sur un site connu sous le nom de « bain de l’Inca ». Il y a là une antique construction espagnole (casona) à l’intérieur de laquelle on peut voir des terrasses préhispaniques et un chemin dallé dans le meilleur style précolombien qui descend vers le lac Titicaca. On peut également y voir une fontaine et un robinet en pierre d’où jaillit une eau au goût de siècles et au sommet de laquelle on aperçoit les restes d’un vieux tunnel au moyen duquel les anciens habitants de ce lieu arrivaient au cœur de la montagne en quête de sources. Dans ce lieu il y a également un musée où l’on peut voir une des momies aymara les mieux conservées, appelée la Princesse du Titicaca, ainsi que divers objets archéologiques en céramique et en pierre découverts dans les environs.
Sampaya
Il s’agit d’un village précolombien situé sur le versant est de la péninsule de Copacabana. Ici, on a l’impression que le temps s’est arrêté et que les maisons à l’architecture inca et la noblesse des matériaux ( la pierre) défient le temps. Les rues sont empierrées et équipées de caniveaux pour approvisionner la population en eau et en même temps irriguer les terrasses de cultures qui fonctionnent encore aujourd’hui.