SITES D’INTÉRÊT TOURISTIQUE |
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Le Lac Sacré est l’un des rares endroits de la planète à nous offrir une vaste gamme de panoramas dans le cadre bleu de ses eaux et les chaînes de montagnes couronnées de neiges qui l’entourent ; de nombreux pics qui s’élèvent au-dessus de 6000 mètres. Mais par-dessus tout, la magie du lieu tient à l’ambiance mystique qui en émane, aux nombreuses découvertes archéologiques qui y ont vu le jour, dans ses rivages et ses îles et aux hommes enfin qui vivent alentours. Descendants aymaras qui restent comme un héritage vivant des plus importants cultures sud américaines et qui, un jour, allèrent peupler les hauts plateaux des Andes, connus sous le nom de l’Altiplano.
INFORMATIONS GENERALES SUR LE LAC TITICACA
Le lac Titicaca se trouve à une altitude de 3800 m. et couvre une superficie de plus de 8300 km2. Il est partagé en deux parties très importantes : le « Lago Mayor » appelé aussi « Chuchito » et le « Lago Menor » appelé aussi « Wiñay Marka ». Les deux lacs seraient quasiment indépendants sans le détroit de Tiquina qui forme l’unique trait d’union entre eux.
Le lac Titicaca est partagé entre les républiques de Bolivie et du Pérou.
Profondeur
Dans le lac mineur ou Winay Marka on enregistre une profondeur moyenne de 7,9m. mais il existe vers la partie de Chua une fosse de près de 40 m.
Le détroit de Tiquina présente une profondeur maximale de 36 m. Dans le lac majeur on enregistre la plus grande profondeur qui se situe dans une fosse entre les îles Soto et Campanario, à savoir 274 m.
Salinité
La plus forte salinité enregistrée dans les eaux du lac Titicaca est de 0,98 %0, ce qui la rend potable et propre à la consommation. A titre de référence, la salinité de l’océan atlantique atteint jusqu’à 36 %0 et celle de la mer Méditerranée jusqu’à 38%0.
Température
Les eaux du lac Titicaca ont une température moyenne annuelle de 8,5°C
Situation géographique
Sa situation géographique est comprise entre 15° 13’ 45’’ à 16°35’38’’ de latitude Sud et 68°43’00’’ à 70° 02’ 00’’ de longitude Ouest.
ISLA del SOL – l’ Île du soleil
C’est la plus grande île du lac Titicaca avec 9,6 km de long sur 4,8 km de large. Dans la cosmogonie andine, c’est l’un des centres cérémoniels d’importance majeure. Cela est corroboré par les importants sites archéologiques qu’elle accueille ; Citons, parmi d’autres : le Palais de Pilkokaina ( le palais de l’Inca), la Fuente de la tres Aguas (fontaine inca) ; la Chincana ( le labyrinthe), etc.., tous considérés comme sites cérémoniels. Mais ce qui est vraiment majestueux dans cette île, c’est le panorama que révèlent les nombreux sentiers de promenade à l’intérieur de l’île.
SITES D’INTERET SUR L’ÎLE DU SOLEIL
La Chincana ( le labyrinthe)
A l’une des extrémités de l’île, vers le Nord, on trouve la Chincana ou le Laberinto. A cet endroit on peut observer des restes de tunnels et des corridors qui débouchent sur des patios intérieurs ; l’un de ces murs présente une série de niches trapézoïdales qui nous révèle son origine inca et en même temps son caractère religieux. Non loin de là, se trouve la Roca Sagrada, la roche sacrée, un site de grande importance où, selon la légende, le soleil et la lune se réfugièrent pendant le déluge pour ne pas mourir noyés. En outre, c’est également à cet endroit que l’on attribue l’apparition de Manco Capac et de Mama Ocllo, les premiers Incas.
Le temple de Pilkokaina
Sur le versant sud de l’île du Soleil, à quelques 500 m. de l’embarcadère de la communauté Yumani, s’élève ce qui fut autrefois un grand palais. On sait par les chroniques que le seigneur Inca commanda que soient édifiées de grandes habitations confortables pour s’y reposer lors de ses voyages à travers son vaste empire.
La Fuente de las 3 aguas (Fontaine Inca)
A partir de l’embarcadère de la communauté Yumani, commencent les escaliers qui mènent à une antique fontaine qui présente 3 jets d’eau intarissables depuis des siècles et qui, sans doute, était destinée au culte de l’eau, si courant dans les Andes. Des traditions plus récentes soulignent que chaque eau des trois conduites possède un goût différent, correspondant à 3 sources différentes et que celui qui boit de cette eau verrait sa vie prolongée.
C‘est l’une des plus petites îles du lac Titicaca ; on y trouve le temple de Iñak Uyu. Sa situation géographique est inégalable : se situant en face de la Cordillère Orientale, elle offre un panorama vraiment exceptionnel, en particulier sur les cimes enneigés de l’Ancohuma (6427 m.)
Sites d’intérêt sur l’Ile de la Lune
Le temple de Iñak Uyu (temple des vierges du soleil). C’est un temple construit en pierre qui s’étend sur 55 m de long par 24 m. On sait que l’Inca créa une série de temples pour abriter les Ñustas ou Vierges du Soleil, qui occupaient une place prépondérante dans la société inca.
La Péninsule de Copacabana
Elle est considérée comme un des sites les plus importants du pays pour sa richesse archéologique et culturelle. On y relève l’installation de cultures précolombiennes très importantes, parmi lesquelles on remarque la « HORCA » ( le Gibet de l’Inca), l’INTIKALA (le tribunal de l’Inca), la ville de COPACABANA ; KOPAKATY et PASANKALLANI ; KUSIJATA ( le bain de l’Inca) ; SAMPAYA ; etc..
La ville de Copacabana
Située dans la baie du même nom, en un lieu abrité et stratégique, elle fut fondée par les Espagnols pour exercer un contrôle politique et religieux sur toute la région, à savoir la péninsule de Copacabana, les îles du lac Titicaca et aussi des zones plus éloignées mais sous l’influence directe du lac. C’est là que fut construite une des églises les plus importantes de cette époque ; la Basilica Menor de Copacabana qui est le sanctuaire le plus important de la Bolivie et de tout l’espace andin. Elle abrite la Vierge de la Candelaria, une sculpture de la fin du XVI° siècle. A l’intérieur se trouve un autel baroque -métis recouvert de pans d’or et dont l’aspect présente un style renaissance très imposant.
Le Calvaire
C’est une colline qui se trouve à 1 heure de marche de la ville de Copacabana. Sur le chemin se dressent les 14 stations classiques de la passion du Christ. Depuis le sommet on jouit d’une des meilleures vue sur le lac Ttitcaca, surtout en fin d’après-midi au coucher du soleil.
La Horca de l’Inca
Monument préhispanique situé à près de 100 m. au-dessus du niveau du lac Titicaca sur un versant du mont Kesasani. Il compte comme une structure très particulière : deux colonnes ouvragées dans la roche et reliées par une traverse dans sa partie supérieure. A l’époque, les espagnols croyant que ce lieu était dédié à quelque châtiment macabre , ils l’avaient surnommé « le gibet » de l’Inca. On sait à présent avec certitude que cet endroit n’était nullement un gibet ni même inca. Ce lieu servait, à une époque bien antérieure à celle des incas, d’observatoire astronomique pour la détermination des solstices et des équinoxes.
Intikala ( le Tribunal de l’Inca)
Situé à 200 m. de la ville de Copacabana, ce site comprend une série de rochers gigantesques, habilement travaillés. Sur l’un d’entre eux, on peut observer des sièges sculptés dans la roche même. Sur d’autres, des tabourets qui, selon la chronique, servaient d’assise à des idoles aujourd’hui disparues. En fin de compte, ce sont ces vestiges qui motivèrent la dénomination de ce lieu comme « le tribunal de l’Inca ».
Kopacati et Pasankallani
Ce site se trouve à 5 kms de Copacabana chemin à Yunguyo. Au sommet des monts Kopakati et Sirocani on peut distinguer une série de socles sculptés dans la roche qui révèlent l’existence d’antiques sièges ayant appartenu à des temples mentionnés dans le chroniques espagnoles. On peut également voir des restes d e piscines peu profondes reliées entre elles qui font penser qu’elles avaient une relation avec le culte de l’eau si courant dans l’antiquité.
Kusijata ( le bain de l’Inca)
A 2 kms en suivant la route de la côte du lac Titicaca on tombe sur un site connu sous le nom de « bain de l’Inca ». Il y a là une antique construction espagnole (casona) à l’intérieur de laquelle on peut voir des terrasses préhispaniques et un chemin dallé dans le meilleur style précolombien qui descend vers le lac Titicaca. On peut également y voir une fontaine et un robinet en pierre d’où jaillit une eau au goût de siècles et au sommet de laquelle on aperçoit les restes d’un vieux tunnel au moyen duquel les anciens habitants de ce lieu arrivaient au cœur de la montagne en quête de sources. Dans ce lieu il y a également un musée où l’on peut voir une des momies aymara les mieux conservées, appelée la Princesse du Titicaca, ainsi que divers objets archéologiques en céramique et en pierre découverts dans les environs.
Sampaya
Il s’agit d’un village précolombien situé sur le versant est de la péninsule de Copacabana. Ici, on a l’impression que le temps s’est arrêté et que les maisons à l’architecture inca et la noblesse des matériaux ( la pierre) défient le temps. Les rues sont empierrées et équipées de caniveaux pour approvisionner la population en eau et en même temps irriguer les terrasses de cultures qui fonctionnent encore aujourd’hui.
La ville de La Paz est à ce jour la capitale administrative la plus haute du monde ; avec une altitude de plus de 3600 m., elle s’étend le long d’une vallée andine connue autrefois sous le nom de Chuquiago Marka. C’est une vallée profonde dont la partie la plus élevée culmine à un peu plus de 4000 m. Sa partie médiane qui contient le centre de la cité se trouve à 3600 m. et sa partie la plus profonde à 3150 m. Peu à peu, la grande cité continue son extension vers les parties les plus basses de la vallée. On estime que la ville dépasse actuellement les 1.200.000 habitants, avec la ville d’El Alto qui la jouxte et possède sa propre administration et qui compte 500.000 habitants. Ensemble, elles forment la conurbation la plus importante du pays.
La Paz est le siège du gouvernement et abrite le pouvoir législatif et exécutif ainsi que l’administration du pays. En ce qui concerne les habitants de la ville, on peut dire qu’il existe une grande quantité de descendants des Aymaras et des Quechuas ainsi que des métis et des créoles vivant tous harmonieusement en bonne intelligence.
La situation géographique de la ville offre en elle-même un aspect remarquable. Les versants couverts de logements, parfois précaires, avec comme toile de fond l’Illimani enneigé avec ses plus de 6400 m d’altitude, offrent un aperçu impressionnant sur les facultés d’adaptation des gens à la vie en altitude.
A voir en ville
La place Murillo Place principale de la ville et point de départ des distances à partir de la capitale. C’est ici que se trouvent les édifices les plus importants comme la cathédrale de Notre dame de La Paz, le palais du gouvernement et le palais de l’Assemblée nationale, siège de l’administration du pays.
L’église de San Francisco Cet édifice du XVIII° s. est la meilleure représentation de l’art baroque métis de la ville. Ses autels intérieurs récemment restaurés sont revêtus de feuilles d’or finement travaillées.
Le marché des sorcières Dans ce lieu un peu magique on peut acheter de objets et des préparations spéciales pour la vénération de la « Pachamama », ou la Mère Terre ; parmi ces objets magiques, il faut remarquer le « Sullu » ou fœtus de lama. Cette manifestation de anciennes croyances est toujours vivante chez la majorité des habitants de La Paz et c’est tout l’intérêt de cette visite.
La vallée de la Lune Non loin de la ville se trouve un intéressant parc naturel connu sous le nom de « vallée de la Lune ». L’érosion y a façonné des formations argileuses très étranges. Ces bizarreries de la nature ont fait que l’on a appelé cet endroit « vallée de la lune » bien avant que l’homme n’ait marché sur la lune.
D’ autres endroits méritent d’être mentionnés et visités : le Mirador de Killi Killi, le marché Rodriguez, le musée de l’Or, le musée archéologique, etc..
Les Yungas
La zone des Yungas est une région tout simplement merveilleuse qui se trouve entre les Andes et la zone tropicale amazonienne. Elle se caractérise par la présence d’une humidité excessive provoquée par les pluies et les neiges qui tombent sur la cordillère et dont le dégel engendre une grande quantité de cascades, comme le Salto de San Juan ou le voile de la Mariée (Velo de la Novia). Cette humidité a permis le développement à une altitude de 2500 m. d’une flore subtropicale ainsi qu’une faune endémique de ce climat.
Dans la région des Yungas il existe de nombreux villages pittoresques capables d’héberger des touristes, comme Coroico, Chulumani et Caranavi et bien d’autres, mais avec des infrastructures touristiques plus restreintes.
Coroico A 90 km de La Paz et à un peu plus de 1500 m. d’altitude, Coroico est la capitale de la région du Nord Yungas. Elle est accrochée sur le flanc du mont Uchumachi comme un nid d’aigle est habitée essentiellement par une population de descendants afro-bolivienne et beaucoup d’Aymaras. Aujourd’hui elle est devenue un centre attractif pour le tourisme d’aventure, notamment pour la pratique du rafting, des randonnées, du VTT, etc..
Chulumani capitale de la province du Sud Yungas, avec la même population que Coroico et un climat subtropical assez humide, jouit d’un panorama d’une beauté sans pareille. Comme à Coroico, l’économie locale repose sur l’agriculture ainsi que le tourisme.
Tout au long du rio Madidi, il existe un des écosystèmes les mieux protégés en Amérique du Sud. Ce parc national qui s’étend sur près de 2 millions d’hectares comprend divers type d’habitats qui vont depuis les cimes de la cordillère Réal, à plus de 5500 m d’altitude, jusqu’à la forêt vierge. Et si on considère la faune qui peuple le parc, on y dénombre plus de 44% des mammifères du nouveau monde ; 38% des amphibiens tropicaux et plus de 10% des oiseaux connus sur la planète. En bref, c’est un endroit qu’on ne peut pas se permettre d’ignorer.
Classée par l’UNESCO au patrimoine culturel et architectural de l’humanité en 1989, Potosi est devenu le joyau de la Bolivie avec ses innombrables balcons et ses rues étroites témoins de son passé colonial, ainsi que ses 32 églises et monuments des siècles écoulés, vestiges d’un passé glorieux qui a imprimé sa marque dans chaque rues et sur chaque mur. Ces rues qui, peu à peu, s’ouvrent chaque jour davantage au touristes qui se hasardent à découvrir à pied ses ruelles, rencontrant à chaque pas ces vestiges architecturaux qui sont survécus aux années et que nous pouvons encore admirer aujourd’hui.
Lieux à visiter :
Casa Real de Moneda
Cet édifice qui date du XVIII° s. est considéré aujourd’hui comme le musée le plus important de tout le pays. Il abrite dans ses salles une collection de peintures religieuses très importantes parmi lesquelles il convient de souligner celles réalisées par Melchor Pérez de Holguin, un peintre originaire de Potosi et fondateur de l’école de Potosi. Par ailleurs, dans ce musée, on découvre les laminoirs utilisés pour la frappe de la monnaie qui se faisait à Potosi à partir du XVI° s. et d’innombrables pièces frappées , exposées dans ses salles. Celles-ci hébergent également de nombreuses pièces d’art religieux, vestiges de la destruction de plusieurs églises qui existaient à Potosi.
Couvent de Santa Teresa
Cet édifice qui date du XVII° s. fut créé, sous la direction de Mère Josefa de Jésus Maria, par un groupe de religieuses carmélites originaires de La Plata (actuellement la ville de Sucre). Dans son musée on peut observer un paravent en bois qui, à l’époque coloniale, séparait les religieuses du monde extérieur.
Aujourd’hui encore on peut entendre chanter et prier ces religieuses volontairement recluses. Dans une autre partie, il y a une importante collection de peintures religieuses attribuée au célèbre peintre indigène Melchor Pérez de Holguin. On y trouve également de nombreux objets utilisés comme objets de discipline et de pénitence.
L’église et le couvent de San Francisco
Sa première construction date de l’an 1547, ce qui en fait le monastère le plus ancien de Bolivie. Après environ 2 siècles d’existence, il fut jugé trop petit et démoli pour construire à la place un temple beaucoup plus grand au début du XVIII° s., tel que nous pouvons l’observer aujourd’hui. Il est construit en style baroque métis et son autel principal couvert de plaques d’or est aujourd’hui exposé au musée de la Casa Real de Moneda. Dans les couloirs du monastère, on peut voir une série de tableaux relatant la vie de Saint François d’Assise jusqu’à sa mort, ainsi que d’autres tableaux aux motifs religieux mais qui méritent d’être vus.
Une visite à ne pas manquer est celle du mirador sur le toit de l’église, où l’on peut accéder sous la conduite d’un guide et d’où l’on a la meilleure vue sur la ville de Potosi.
Autres églises
L’église de San Lorenzo. Cet édifice présente un portail de style baroque métis daté du XVIII° s., sans doute la meilleure représentation baroque de la ville de Potosi .
L’église de San Bernardo, la Tour de la Compagnie de Jésus, l’église de Belen (actuellement Théâtre Omiste) ; etc …
Les Mines de Potosi
Elles se trouvent sur le Cerro Rico qui domine Potosi. Elles furent découvertes au milieu du XVI° s. et jusqu’au milieu du XVIII° s. comptaient plus de 5000 galeries d’où l’on extrayait le minerai d’argent à grande échelle. C’est grâce à leur existence que Potosi acquit une importance et une croissance plus qu’aucune autre cité au monde à la même époque. Aujourd’hui le filon d’argent pur est tari, mais les mines du Cerro Rico sont toujours exploitées pour un mélange de zinc, de plomb et d’argent par les mineurs travaillant dans des conditions extrêmement pénibles.
Le Salar d’Uyuni
Le Salar d’Uyuni est le désert de sel le plus grand du monde avec une superficie de plus de 10.000 km2., ce qui correspond à une immensité d’une blancheur immaculée.
A titre d’information, c’était dans un passé lointain une vaste mer intérieure, connue sous le nom de « Lago Ballivian » qui comprenait le Salar d’Uyuni, le salar de Coipasa et les lacs Uru Uru et Poopo.
Actuellement on estime le salar d’Uyuni à 64 milliard de tonnes de sel dont on exploite un peu plus de 24000 tonnes. On considère également qu’il y a là le gisement de lithium le plus grand du monde, bien que son extraction soit rendue très difficile à cause de la présence d’eau.
Le lithium est une source d’énergie et remplacera peut-être le pétrole dans le futur dans les voitures électriques.
Dans le salar d’Uyuni, il y a environ 11 couches dont l’épaisseur varie entre 2 et 10 mètres. La croûte superficielle a une épaisseur de 10 mètres. La profondeur du salar est de 120 m. formé de couches superposées de saumure et d’argile lacustre.
Cette saumure contient du lithium, du bore, du potassium, du magnésium, des carbonates (borax) et des sulfates de sodium.
Mais le plus important est le panorama qu’offre ce lieu magique : de toute beauté et simplement inoubliable.
En 2007 il fut proposé comme une des 7 merveilles naturelles du monde et en 2004 il fut catalogué comme une attraction unique au monde pour les particularités qu’il offre.
Le désert des Lipez et les lagunes multicolores
Le désert des Lipez est l’un des lieux les plus merveilleux au monde. Isolé et sauvage, il est situé à haute altitude, dans la frange sud-ouest de la Bolivie où se mélangent des paysages très contrastés de volcans, de lagunes multicolores, de déserts de sel immenses et de vastes zones désertiques toujours accrochées aux Andes par son bord occidental. On peut dire que les Lipez comptent parmi les déserts les plus insolites au monde.
Parmi les sites les plus intéressants, il faut citer les lagunes multicolores comme la laguna Celeste, la laguna Colorada, la Laguna Blanca et la laguna Verde, sans oublier la laguna Cañapa, la laguna Hedionda et bien d’autres encore…
A l’intérieur de ce désert on peut voir aussi de vastes dépôts de sel comme le Salar de Chiguana, le salar de Chalviri, etc.. Dans les Lipez, il faut remarquer aussi des formations rocheuses très impressionnantes où l’érosion éolienne a fait son œuvre en créant des monuments comme « l’arbre en pierre » ou encore les « rochers de Salvador Dali » posés sur un espace de sable et dont la beauté abstraite rappelle une toile du grand peintre.
En vérité, quiconque décidera de prendre la peine de le découvrir, jamais ne le regrettera.
LA LAGUNA COLORADA
La Laguna Colorada est située dans la réserve nationale de la faune andine Eduardo Avaroa, sur l’altiplano de Potosi près de la frontière chilienne, à une altitude de 4200m. Ses dimensions sont de 10,7 km de long sur 9,6 km de large. Sa superficie couvre 60km2 et sa profondeur moyenne est de seulement 35 cm !
Elle est considérée comme une lagune d’eau salée des hautes Andes bien qu’elle contienne des îles de borax dans les secteurs nord-est et sud-est. La couleur rouge de ses eaux est due à des sédiments rouges et à des pigments de quelques espèces d’algues et de microorganismes. Les nuances de couleurs de l’eau vont du marron au rouge intense.
C’est un lieu de reproduction pour les flamands migrateurs des Andes qui se comptent par milliers dans ces eaux riches en minéraux. La lagune possède une côte de 35 km.
LA LAGUNA VERDE
La laguna Verde est aussi une lagune d’eau salée des hautes Andes située dans la réserve nationale de la Faune Andine Eduardo Avaroa, sur l’altiplano de Potosi à une altitude de 4500 m. Elle mesure 3,7 km de long sur 2,3 km de large, avec une superficie de 5,2 km2. Elle est reliée à la laguna Blanca par un petit détroit. Sa couleur vert émeraude est due à la haute teneur en minéraux de magnésium de ses eaux. Son périmètre de côtes est de 10 km.
C’est aussi une grande destination touristique, car située au pied du volcan Licancabur, un des volcans actifs les plus hauts du monde qui abrite également dans son cratère une des lagunes les plus hautes au monde.
LA LAGUNA CELESTE
Celeste est une lagune des hautes Andes du département de Potosi, au sud de la Bolivie. Elle porte son nom en raison de la couleur clair azur de ses eaux. Elle se trouve au pied du volcan Uturuncu. Les flamands des Andes viennent s’y nourrir en grandes bandes. Cette lagune s’étend sur 2,5 km de long et 1,5 km de large.
Elle dispose d’une côte de 7,4 km.
LA LAGUNE BLANCHE
La lagune blanche est une lagune des hautes Andes située entre la Réserve Nationale de la Faune Andine Eduardo Avaroa, dans le département de Potosi. Ses eaux présentent une couleur blanchâtre, due à une haute teneur en minéraux, ce qui lui vaut le nom de lagune blanche. Elle se trouve dans le secteur de la Puna et présente un climat sec. Ses dimensions sont : 5,6 km de long sur 3,5 km de large et sa superficie est de 10,9 km2. A une altitude de plus de 4500 m. Elle est réunie à la lagune verte par un petit détroit. Son périmètre costal est de 22 km.
LES VOLCANS DES LIPEZ
Parmi les volcans remarquables au centre de cette région si merveilleuse, citons : le volcan Thunupa (5800 m), l’Uturunco , l’Ollaguë(5400 m), le Licancabur (5900 m.) et bien d’autres encore …
La plupart des volcans mentionnés sont d’ascension relativement facile, sachant que très peu d’entre eux possèdent des grands glaciers et pratiquement tous ne sont couverts de neige qu’à une époque précise de l’année.
Connue également comme la cité des 4 noms, Sucre est de nos jours un syncrétisme de la culture, des arts et des traditions. Située à une altitude de 2700 m., Sucre jouit d’un climat doux durant la quasi-totalité de l’année, avec des températrues au dessus de 12° en hiver et 25° en moyenne en été, ce qui en fait une des sites de prédilection pour le séjour. L’héritage historique colonial de la ville a fait que la ville fut classée comme Potosi par l’Unesco au patrimoine culturel et architectural de l’humanité. Sucre est une ville qui possède une architecture coloniale remarquable où il faut souligner des tours de l’époque coloniale, des clochers et des églises qui méritent d’être connues. Parmi celles-ci, citons :
L’église et le couvent de la Recoleta
Cet édifice qui date du début du XVII° siècle nous présente encore presque intacte la structure des patios intérieurs du couvent. On y remarque la présence d’un cèdre millénaire, ultime représentant d’une espèce qui, il y a longtemps, abondait aux environs de la cité. On visitera également le musée où sont exposées des peintures et des sculptures d’auteurs anonymes, mais qui valent la peine d’être connus.
La cathédrale et la Vierge de la Guadalupe.
Sur la place principale de la ville, se dresse la cathédrale. Un édifice qui date du XVI° siècle où l’on peut observer dans la tour une horloge anglaise du XVIII° s. ainsi que les douze apôtres et les 4 patrons de la ville.
A l’intérieur, sur un côté, se trouve la chapelle de la Vierge de Guadalupe, patronne de la cité, qui domine un autel en argent massif provenant des mines du Cerro Rico à Potosi. La statue de la Vierge contient une grande quantité d’or, d’argent et de pierres précieuses. Les seuls habits sont incrustés de diamants, de perles, d’améthystes, de saphirs et d’émeraudes. La valeur de la Vierge de Guadalupe est estimée à une valeur inestimable de nos jours.
Le couvent de San Felipe Neri
Ce couvent qui fonctionnait comme un monastère jusqu’à peu de temps après la période républicaine abrite aujourd’hui le collège Maria Auxiliadora. Depuis le toit on accède à un panorama exceptionnel sur la ville et la légende raconte que les religieuses qui habitaient ici appréciaient cet endroit pour y méditer : en tous cas, on peut y voir encore des sièges de pierre où elles s’asseyaient pour profiter de la vue pendant leur méditation. De même, il existe des catacombes dont les tunnels secrets reliaient différents édifices religieux de la cité.
L’église de San Francisco
La construction originelle de cet édifice remonte au XVI° siècle. Aujourd’hui complètement restauré, il présente une structure du XVIII° s. dont la caractéristique la plus visible est son toit qui livre une belle décoration mudéjare. A côté du sanctuaire, se dresse son clocher qui, au début de la révolution pour l’indépendance, devint un symbole de la ville car du haut de celui-ci on appela le peuple à se soulever contre le joug espagnol. Son clocher est connu sous le nom de « clocher de la Liberté ».
La Casa de la Liberté
Cet ancien édifice situé sur la place d’Armes est un lieu historique où fut signé l’acte de l’Indépendance le 6 août 1825. C‘est dans son salon que se réunit le premier congrès national, là où autrefois il y avait une chapelle jésuite où les docteurs en théologie venaient exposer leurs thèses. Actuellement convertie en musée, la casa de la Liberté expose une collection de trois tableaux montrant Simon Bolivar, le maréchal Antonio José de Sucre et le général José Ballivian. Dans ses différentes salles, on « respire » l’histoire de cette nation.
Le musée des textiles ASUR
C’est dans l’ancienne maison de la Capellania qui date du XVII° siècle que se tient le musée des arts indigènes ASUR. Ici sont exposés des tissus de la zone Jalka et de la zone Tarabuco où l’on peut encore aujourd’hui apprécier l’art indigène transmis de génération en génération depuis des siècles, à l’époque précolombienne.
Le Marché indigène de Tarabuco
Considéré comme le dernier marché indigène authentique en Amérique du Sud, le marché indigène de Tarabuco garde toute sa vigueur dans les vallées centrales de la Bolivie. Situé à 65 km de Sucre, cette manifestation indigène a lieu tous les dimanches, sans interruption. On peut encore y observer la pratique du troc comme moyen de commerce. Ici les indigènes de la région, parmi lesquels on distingue ceux de Jalkas et de Tarabuco, se donnent rendez-vous pour exposer les tissus qu’ils ont élaborés dans leurs communautés.
Dans l’après-midi, certains habitants du lieu se réunissent pour danser le Pujilay, qui est la dance la plus représentative de cette région.
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